Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 361 Mai 2024

La production française a augmenté en juillet, alors que les importations d’agneaux vivants ont conjointement baissé, illustrant des sorties dynamiques des élevages français. La météo peu propice à la restauration en extérieur a contraint la demande et l’offre importante a eu du mal à s’écouler.  Le marché était plutôt équilibré en août tandis que début septembre, l’offre s’est repliée face à une demande plutôt calme, permettant la traditionnelle hausse saisonnière du cours français.

Hausse saisonnière de la cotation

A 7,25 €/kg en semaine 35 (se terminant le 5 septembre), la cotation française poursuit sa traditionnelle hausse saisonnière. Celle-ci reste très élevée : supérieure de +0,34 €/kg à celle de 2020 et de +1,16 €/kg à celle de 2019. Début septembre, l’offre est tout juste suffisante pour couvrir la demande. Depuis Pâques, l’écart avec les niveaux des années précédentes s’est toutefois réduit. Cet été, c’est surtout la météo, exceptionnellement pluvieuse, qui a pesé sur les achats.

Fin juillet, l’Aïd est toutefois venu raviver la demande le temps d’une semaine.

Les cours sont élevés, mais la flambée des prix des intrants alourdit les coûts de production. L’IPAMPA ovin viande a atteint un sommet au mois de juillet 2021, à 112,6 (+9 points /2020).

Des abattages français soutenus par l’import de vifs

En juillet 2021, la production abattue a totalisé 8 900 téc, soit +2% /2020, via la hausse des effectifs d’agneaux abattus (+2%) comme de réformes (+2%). Les carcasses de réformes se sont allégées, de 27,2 à 26,8 kg d’une année sur l’autre, alors que celles des agneaux se sont légèrement alourdies (de 19,0 à 19,2 kg de carcasse). Le nombre d’agneaux importés était inférieur à celui de juillet 2020 : la hausse des abattages était essentiellement due à des sorties dynamiques d’agneaux français.

Sur les 7 premiers mois de 2021, les abattages d’agneaux ont augmenté de +4% /2020 et de +7% /2019, en volume. Cette hausse reste en grande partie due aux importations d’agneaux vivants, qui ont progressé de +37% sur 7 mois /2020, principalement via les achats d’Espagne, qui ont quasiment doublé. La part des imports d’agneaux vifs dans les abattages français est ainsi passée de 4% en 2019 à 6% en 2021.

Les abattages d’agneaux élevés en France ont toutefois augmenté sur la période considérée, de +136 000 têtes d’une année sur l’autre.

Les importations de viande ovine restent en repli

Les importations de viande ovine destinées au marché français sont restées faibles en juillet (-16% /2020), à environ 7 300 téc. Elles étaient toutefois supérieures aux volumes de 2019, l’Aïd ayant alors débuté en août (demande moindre en juillet 2019 / 2020).

Les achats en provenance du Royaume-Uni ont continué de reculer, de -22% /2020. En revanche, ils ont légèrement augmenté en provenance d’Espagne (+3% /2020 et +6% /2019), mais beaucoup moins vite qu’au 1er semestre. Sur 7 mois, ils s’élèvent à 10 200 téc, soit +46% /2020 et +10% /2019.

Les importations de viande en provenance de Nouvelle-Zélande sont toujours ralenties (-17% / 2020). Celles de viande ovine irlandaise ont continué de chuter d’une année sur l’autre (-16%), mais étaient supérieures de +12% à juillet 2019.