Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 338 Avril 2022 Mis en ligne le 20/04/2022

Face à des achats peu dynamiques, les abattages sont restés inférieurs à ceux de l’an passé jusqu’à la mi-mars. Les exportations de viande ovine auraient permis d’alléger le marché. A quelques semaines du Ramadan et de Pâques, la cotation a débuté sa traditionnelle ascension. Son niveau reste toujours élevé, mais son écart avec celle de 2021 s’amenuise au fil des semaines, signe d’un marché plutôt calme.

Un marché calme quelques semaines avant les premières festivités religieuses

La cotation française de l’agneau lourd entrée abattoir a débuté sa traditionnelle hausse saisonnière quelques semaines avant le pic de Pâques. En semaine 10 (se terminant le 13 mars), elle s’établissait à 7,54 €/kg. Probablement sous l’effet d’une demande peu dynamique, elle s’est rapprochée de son niveau de 2021 au fil des dernières semaines mais le surpassait tout de même de +0,55 € en semaine 10 (+1,03 € /2020).

La demande en brebis devrait croître dans les mois à venir, le Ramadan s’étendant du 2 avril au 2 mai. Parallèlement, les achats d’agneaux de Pâques vont débuter, la fête religieuse étant programmée le dimanche 17 avril.

Face à ces cours élevés, la flambée des prix des intrants s’accentue et continue d’impacter les coûts de production. Malgré une baisse ponctuelle mi-mars, les prix à la pompe restent extraordinairement élevés, boostés par la guerre en Ukraine et la décision des Etats-Unis de ne plus importer de gaz et de pétrole russes (annoncée le 8 mars). En janvier 2022, l’IPAMPA ovin viande atteignait 122,7 points (+15,2 points /2021).

Des abattages français en recul début 2022

En janvier, lors du 1er pic de sorties d’agneaux lacaunes, les abattages étaient en recul d’une année sur l’autre. Avec 257 000 agneaux (-3% /2021) et 32 000 réformes abattues (-5%), la production de viande ovine a reculé de -3% /2021 à 5 500 téc, avec des poids carcasse stables, à respectivement 18,0 et 27,2 kg.

La demande particulièrement morne expliquerait cette tendance. Certains engraisseurs se seraient retrouvés dans l’incapacité de trouver des débouchés pour leurs agneaux lacaunes.

Les exports auraient alors permis de dégager des volumes et d’alléger le marché français.

Le 2ème pic de sorties d’agneaux lacaunes est finalement prévu en mai-juin, soit en même temps que celui des agneaux d’herbe et après les fêtes du Ramadan et de Pâques.

Les informations sur les échanges extérieurs de viande ovine et d’ovins vifs pour janvier 2022 sont indisponibles à ce jour suite à un changement de méthode dans la collecte des données douanières. Leur publication est retardée pour cause d’analyse de leur fiabilité.