Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 361 Mai 2024

Bien que la demande commence à s’atténuer et que les abattages se redressent, la cotation française reste élevée. Elle entame une baisse saisonnière particulièrement timide et tardive début juillet. Les faibles volumes importés de viande ovine soutiennent cette cotation.

Baisse saisonnière tardive et faible des cours

Le marché est plutôt équilibré selon les experts de FranceAgriMer responsables des cotations dans les bassins de production. En semaine 27 (se terminant le 5 juillet), la cotation de l’agneau français  s’établit à 6,55 €/kg, soit un gain de cinq centimes d’une semaine sur l’autre et de 64 centimes d’une année sur l’autre. La baisse saisonnière a débuté, sous l’effet consécutif d’un repli de la demande et d’une hausse de l’offre française.

La production française repart à la hausse en mai

Après une baisse maîtrisée au mois d’avril (-2% / 2019), la production française de viande ovine a rebondi de +8% en mai, d’une année sur l’autre. Les abattages d’agneaux ont augmenté de +10%, à 351 600 têtes, et de +8% en volume, sous l’effet d’une légère baisse des poids de carcasse (de 18,6 à 18,3 kg en moyenne en mai). Du côté des réformes, l’évolution est inverse : +3% d’abattages et alourdissement des carcasses, soit +6% de production /mai 2019. Attention toutefois, les abattages de mai 2019 étaient particulièrement bas : les basses températures ayant alors fait chuter la demande et la cotation françaises. Comparé à mai 2018, les abattages de mai 2020 sont en hausse de seulement +2%.

Des importations françaises de viande ovine toujours faibles

La baisse des importations de viande ovine se poursuit, pour le cinquième mois consécutif, ce qui soutient la cotation française à des niveaux exceptionnellement élevés. Au mois de mai, les volumes de viande ovine importée ont ainsi diminué de -23% d’une année sur l’autre. On constate des importations en retrait en provenance de tous nos principaux fournisseurs : même l’Irlande, après avoir augmenté ses envois vers la France, les a réduits (-14% /mai 2019).

Selon Irish Farmer Journal, la demande française en viande irlandaise augmenterait en juin et juillet. Malgré cela, les importations totales de viande ovine demeureront ralenties si les abattages restent dynamiques cet été.