Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 357 Janvier 2024

Après une légère augmentation en 2018 (+0,6% /2017), la production française de viande ovine a poursuivi son essor début 2019.

Les abattages français d’agneaux continuent leur progression

Poursuivant la tendance des mois précédents, les abattages français d’agneaux ont à nouveau grimpé de 5% en février, pour atteindre 300 700 têtes.

Les abattages d’ovins adultes se sont en revanche repliés de 1% en février, à 42 000 têtes. Alors que le poids carcasse moyen des agneaux était stable (à 18,0 kg), les carcasses d’ovins adultes se sont allégées (-2% /2018, à 26,3 kg en moyenne). La production française de viande ovine s’est ainsi établie à 6 400 téc au mois de février, soit 4% de plus que l’année précédente.

En cumul sur janvier et février 2019, la hausse de la production française est de 3% par rapport à 2018.

Moins de volumes importés en février

Après un bond de 7% en janvier, les importations françaises de viande ovine sont reparties à la baisse en février (-6% /2018 à 5 700 téc), suite à la chute des arrivées irlandaises (-22% à 900 téc) et néozélandaises (-34% à 700 téc). Les achats étaient en revanche en progression depuis le Royaume-Uni (+7% à 2 750 téc), probablement dans la perspective du « Brexit », initialement programmé au 29 mars, ainsi que depuis l’Espagne (+6% à 1 000 téc).

L’évolution des prix de ces importations était relativement contrastée, avec d’un côté la baisse du prix des carcasses d’agneaux réfrigérées importées du Royaume-Uni (-6% à 5,0 €/kg équivalent carcasse) et d’Espagne (+2% à 5,1 €/kg éc), et de l’autre, la progression du prix des carcasses d’agneaux réfrigérées irlandaises (+2% à 5,8 €/kg éc).

En cumul sur les deux premiers mois de 2019, les importations françaises de viande ovine enregistrent une augmentation de 1% par rapport à 2018.

Remontée saisonnière du cours de l’agneau français

La cotation française a poursuivi sa hausse saisonnière en mars, soutenue notamment par un meilleur étalement des sorties d’agneaux des différents bassins que les années précédentes. De plus Pâques étant plus tardif cette année (le 20 avril en 2019 contre le 1er avril en 2018), cela devrait se traduire par un décalage du pic de la cotation au moment des festivités. À 6,39 €/kg de carcasse début avril, le Prix Moyen Pondéré des régions calculé par FranceAgriMer restait ainsi 25 centimes (-4%) sous son haut niveau de 2018, mais dépassait de 34 centimes celui de 2017 (+6%).