Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 362 Juin 2024 Mise en ligne le 24/06/2024

Après avoir atteint un pic la semaine précédant Pâques, le cours de l’agneau lourd français entame son repli saisonnier, soutenu malgré tout par une offre limitée en agneaux.

Effondrement des abattages d’agneaux en mars suite au décalage de la date de Pâques

Alors qu’elle avait eu lieu le 1eravril en 2018, la fête de Pâques s’est déroulée le 20 avril en 2019. Le pic d’abattage d’agneaux pour les festivités a donc été retardé de 3 semaines pour coïncider avec celui de la demande. À 322 000 têtes en mars, les abattages français d’agneaux ont ainsi chuté de 30% par rapport à mars 2018.

Les abattages d’ovins adultes ont également reculé de 2%, à 44 000 têtes sur le mois. La production française de viande ovine s’est ainsi établie à 7 100 téc en mars, soit 24% sous son niveau de 2018.

Les importations de viande ovine ont également chuté

À 8 200 téc en mars, les importations françaises de viande ovine se sont repliées de 12% par rapport à l’année précédente, pénalisées par la baisse des arrivées en provenance de Nouvelle-Zélande (-26% /2018, à 2 000 téc), d’Irlande (-3% à 1 200 téc) et d’Espagne (-20% à 1 100 téc). Les achats en provenance du Royaume-Uni ont toutefois progressé de 1% (à 3 000 téc).

À respectivement 5,85 €/kg équivalent carcasse et 5,35 €/kg éc, les prix des carcasses d’agneaux réfrigérées importées d’Irlande et du Royaume-Uni étaient en outre 6% et 10% moins chères que l’année précédente, pesant ainsi davantage sur le cours français.

Repli saisonnier de la cotation après le pic de demande pascale

Dopé par le dynamisme de la demande à l’approche de Pâques, le cours de l’agneau lourd français est monté à 6,67 €/kg de carcasse la semaine précédant les festivités (semaine du 15 au 21 avril 2019). Il restait toutefois inférieur de 8 centimes (-1%) à son haut niveau de Pâques 2018.

Il a ensuite entamé sa baisse saisonnière, habituelle après le pic de demande. Malgré des prix à l’import en recul, l’offre relativement limitée en agneaux a toutefois permis de contenir le recul de la cotation. À 6,43 €/kg de carcasse début mai, elle dépassait de 34 centimes (+2%) sa valeur de 2018.