Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 361 Mai 2024

En février jusque début mars, les cotations des veaux nourrissons restaient basses en France comme en Espagne. Les disponibilités en veaux étaient suffisantes en février, malgré la fin du pic de naissances automnal. Selon les premières informations disponibles, les exportations vers l’Espagne seraient en baisse en février, avec des engraisseurs espagnols préoccupés.

La cotation stagne en février

En semaine 9, début mars, le veau mâle de type laitier de 45-50 kg cotait 59 €/tête (-2 €/tête soit -3% /2020 et -21% /2019). La cotation stagne depuis 4 semaines, après une légère hausse fin janvier due à la baisse des disponibilités en veaux laitiers pour l’engraissement (fin du pic automnal des naissances).

Pour le veau mâle de type viande, après avoir augmenté fin janvier, la cotation FranceAgriMer était de 176 €/tête début mars en semaine 9, soit + 5 € en quatre semaines, mais -5 € /2020 et -10 € /2019. Pour rappel, cette cotation veau « type viande » réunit les catégories races à viande, races mixtes et croisés lait x viande.

La cotation du veau frison aussi basse en Espagne

En semaine 8, le veau frison de moins d’un mois cotait 81,7 €/tête en Espagne, soit le même niveau qu’en 2020. La cotation a faiblement augmenté de +5 € par rapport à la semaine 4. Elle est inchangée depuis la semaine 6.

Des naissances de veaux de mère laitière stables en janvier 2021, malgré un cheptel de vaches en baisse

En janvier 2021, 268 000 veaux de mère laitière sont nés, un effectif stable /2020 et seulement inférieur de -1% /2019. Au 1er février, le cheptel laitier était pourtant en recul de -79 000 têtes soit -1,9% /2020.

Des exports dynamiques en janvier

Selon SPIE-BDNI, 30 000 veaux de moins de 2 mois ont été exportés en semaines 1 à 4 de 2021 (+5% /2020 et +9% /2019).

Selon TRACES, en février 2021 (S5-9) l’export vers l’Espagne a été moins dynamique qu’en février 2020, avec 39 000 bovins de tous types (broutards et veaux) expédiés de France, soit -12% /2020. Ce ralentissement semble lié à l’ambiance morose du marché du jeune bovin espagnol..

Des inquiétudes sur les échanges à venir entre la France et l’Espagne

Les engraisseurs espagnols s’inquiètent de la hausse mondiale du coût des céréales et des tourteaux car la rentabilité de leur production de JB, à partir des jeunes veaux français, est très liée au prix d’achat des aliments concentrés. Par ailleurs, la fermeture temporaire d’un port espagnol a ralenti les exports en vif pendant quelques semaines. Les exports espagnols n’ont pu reprendre que depuis 3 semaines.

Côté français, l’incertitude plane sur l’avenir de la dérogation à la vaccination FCO pour les envois de veaux français vers l’Espagne, dans le cadre de la nouvelle Loi sur la santé animale (LSA) européenne. A cinq semaines de la mise en application le 21 avril 2021, nous ne savons pas encore si l’Espagne mettra en place au moins temporairement une dérogation pour encore accepter des veaux issus de cheptels non vaccinés, avec PCR négative à la FCO.