Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 360 Avril 2024

Contrairement au marché des céréales, celui des oléagineux ne sort pas de sa relative stabilité qui date de l’été 2018. Les cours évoluent au fil des annonces contradictoires concernant un accord entre la Chine et les États-Unis.

Bientôt la fin des incertitudes sur le marché du soja ?

Les cours du soja n’évoluent que faiblement. Sur le marché français le tourteau de soja affiche 324 €/t début avril 2019, soit une légère érosion de 5% depuis le début de l’année 2019 et un niveau inférieur de 16% à celui de 2018. Les cours du tourteau évoluent autour des 330 €/t depuis septembre 2018.

Concernant les négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis la date butoir du 1er mars a été repoussée ultérieurement par le gouvernement états-unien. Les négociations sont encore en cours, mais semblent avancer de manière encourageante. Le marché du soja est donc toujours dans l’attente, ce qui induit une légère érosion des prix. Les récoltes de soja au Brésil sont en baisse du fait de conditions météorologiques défavorables, mais se révèlent meilleures que prévues en Argentine. La propagation de la fièvre porcine africaine en Chine devrait peser sur les cours mondiaux du soja et des tourteaux. La hausse anticipée de la consommation de soja dans les pays exportateurs de viande porcine et de volaille ne devrait cependant pas compenser le recul chinois.

Les cours du soja ne devraient donc pas remonter significativement dans les mois à venir, même si un accord sino-étatsunien était signé.

Faible compétitivité pour le colza

Le cours du tourteau de colza affiche 238 €/t début avril 2019, soit une baisse de 4% depuis le début de l’année et un niveau inférieur de 10% à celui de 2018. Toutefois, ils ne s’éloigne de 240 €/t depuis septembre 2018.

L’incertitude sur les échanges commerciaux impacte aussi les marchés du colza en légère baisse. Cependant le différentiel de prix avec le soja demeure favorable à ce dernier, situation qui dure depuis août 2018. La déprime des prix des grains est plus marquée, en particulier pour le canola qui subit l’arrêt des importations chinoises, face à des volumes importants à déstocker au Canada.