Les marchés des produits de l’élevage de ruminants N° 360 Avril 2024

Alors que les abattages et les effectifs de JB sont encore limités, les cours sont toujours à la baisse. La faute à une demande contenue et affectée par la canicule de juin dans toute l’Europe de l’Ouest.

Des niveaux d’abattages toujours limités

Sur les 4 dernières semaines connues (24 à 27), les abattages de JB de race à viande ont fortement diminué (-10% /2018). Ceux de JB laitiers affichent une baisse plus marquée (-16% /2018). Cette évolution s’explique à la fois par des stocks en ferme toujours limités et par une période contenant un jour ouvré de moins qu’en 2018. Ramenés au nombre jours ouvrés, les effectifs abattus restent inférieurs en races à viande (-5% /2018) comme en races laitières (-12%).

Au 1er juin 2019, les effectifs en ferme de JB laitiers sont toujours en retrait pour les 12-18 mois (-7 000 têtes ; -6%), comme les 18-24 mois (-9 000 têtes ; -13%). Les effectifs de mâles de race à viande ou croisés recensés dans la base d’identification sont également en net recul pour les 18 à 24 mois (-19 000 têtes ; -13%). A noter que le déficit de 12-18 mois en races allaitantes se réduit (-10 000 têtes ; -2%). En attendant, les sorties de mâles devraient rester limitées à court terme.

Moins de viande à exporter

Face à une offre française en retrait et un marché européen atone, les exportations françaises de viande bovine ont diminué sur les quatre premiers mois de l’année, après une année 2018 assez dynamique (76 000 téc soit -2% /2018 et = /2017). La hausse des exportations de JB finis (+22% /2018), notamment vers l’Italie et le Maghreb, limite également les disponibilités de viande à l’export.

Les envois de viande bovine sont notamment plus limités vers l’Italie (-8% /2018), destination qui a globalement diminué ses importations de viande bovine. Ils le sont aussi vers l’Allemagne (-4% /2018), où la consommation et les importations ont diminué.

A contrario, les envois progressent vers les destinations secondaires (+6% /2018), comme les Pays-Bas ou la Belgique et la Grèce (+5% /2018).

En valeur, les envois de viande bovine sont cependant stables d’une année sur l’autre (à 323 millions d’euros), grâce à la hausse des prix de vente des viandes exportées vers l’Allemagne et l’Italie, de même que vers d’autres destinations secondaires.

Poursuite de la baisse saisonnière, plus marquée pour les animaux moins conformés.

La baisse saisonnière des cours des JB se poursuit, de façon toujours plus marquée pour les moins bonnes conformations. La cotation du JB O a perdu 7 centimes en juin pour atteindre 3,23 €/kg de carcasse début juillet (-2% /2018 et -2% /2017). Les cotations des JB R et U ont toutes deux perdu 3 centimes sur la même période pour atteindre respectivement 3,74 €/kg et 3,92 €/kg, niveaux intermédiaires entre celles des deux années précédentes (+1% /2018 et -1% /2017). La baisse de consommation en Allemagne, participe à la baisse de prix, notamment pour les JB laitiers.